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UTILISATION DES FICHES |
| CIH2 Critère de qualité Qu'est-ce qu'un outil? Bilans Diagnostics Cette base de données (bdd) a pour objet de faciliter la recherche doutils de bilans pertinents et crédibles, capables de faciliter le dialogue entre le kinésithérapeute et le médecin prescripteur ou le médecin conseil de la CPAM. Il sagit de rendre plus aisé et plus rapide le " bilan-diagnostic du kinésithérapeute " en fournissant des documents téléchargeables dont le niveau de preuve est accepté comme satisfaisant par les médecins et les kinésithérapeutes. |
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| La fiche de synthèse préparée par lAFREK constitue la première page du rapport (voir Fiche de Synthèse BDD.doc). Elle contient les identifiants et les renseignements essentiels. Les bilans utilisés sont cités, le détail est joint si nécessaire.
Comment utiliser les bilans sans perdre de temps ? Premièrement, éviter les bilans inutiles. Le décret stipule que les cotations remboursables seront assises sur :
Cest donc la première question à poser à partir des " boutons " de la page daccueil. Le décret de réforme précise ensuite que le bilan-diagnostic du kinésithérapeute doit comporter : A.Evaluation initiale des déficiences :
B.Evaluation initiale des incapacités :
Pour ce faire, nous recommandons de générer le dossier " Bilan Critérié ", puis choisir les outils de bilan. Nous recommandons dobserver la démarche du " Bilan Critérié " : cocher dans un répertoire ce dont le patient aura besoin, et rechercher pour cette rubrique le test le plus approprié, en fonction : La CIH 2 mérite-t-elle quon sen préoccupe ? A notre avis, non. Il sagit dune complexification de ce qui était simple : le découpage offert par Wood en Pathologie Déficience(s) (lorgane) Incapacité(s) (la personne) Handicap (le rôle social de la personne, dans son contexte socio-économique). Ceci fournit une solide base de réflexion. La traduction en cascades de chiffres a perturbé cette organisation logique. Si la réflexion a eu un impact certain, les chiffres nont pas été utilisés. Partant de ce constat, lOMS a produit un système encore plus complexe et moinc compréhensible, la CIH 2. Il est préférable de lignorer, dautant que le décret de réforme sappuie sur la classification de Wood. Quest-ce quun critère de qualité ? Selon Buchanan, un critère utilisable doit posséder 4 qualités : Il doit être (1) simple, il doit être (2) aisément reproductible par des observateurs différents, il doit (3) refléter létat clinique du patient et il doit être (4) sensible (capable de faire la distinction entre un traitement utile et un traitement inactif ou nuisible). En bref, il doit faciliter le dialogue entre le prescripteur et le kinésithérapeute. Comment repérer un outil de bilan utile ? Trois caractéristiques sont essentielles à la fiabilité dutilisation :
Certains bilans qui se veulent " parfaits " sont à la fois compliqués à administrer et difficiles à lire. Lorsque le choix existe, à qualité égale, privilégier le plus simple. Quest-ce quun outil ? Ces bilans sont des outils. La définition dun outil-papier de ce type est : " Formulaire qui, une fois conçu et développé, peut être utilisé tel quel sans quil soit nécessaire de reprendre le processus expérimental ". Pour cette raison, nous avons privilégié les bilans largement diffusés et acceptés, que lon peut utiliser sans hésitation. En en-tête de chacun des bilans, nous avons résumé le positionnement de loutil dans la communauté internationale. Quest-ce quun bilan ? Le Comité Lexicographique de REDATEL a fourni une définition concise. Ce sont des " Examens méthodiques menant à une évaluation quantifiée de létat ou des capacités dun sujet ou dune fonction ". La réalisation de plusieurs bilans mène au diagnostic kinésithérapique., qui vient en complément du diagnostic médical en apportant des éléments nouveaux. Comment un bilan est-il " valide " ? Cet adjectif est trop souvent utilisé sans définition. Les caractéristiques essentielles sont les suivantes : Reproductibilité : résultats comparables dans des situations comparables, appréciés par le test/re-test (test t apparié de Wilcoxon). Fiabilité : les même résultats entre les mains de professionnels différents (coefficient Kappa de concordance). Sensibilité : la distribution statistique est régulière (symétrie par rapport à la valeur centrale), chaque item apporte de linformation, et de très petits écarts sont décelés. Exemple : les physiciens sont capables de faire la différence entre le poids dun chat et le même chat avec une fourmi sur le dos. A linverse, les pompes à essence sont garanties délivrer la quantité affichée, avec une marge de ± 0,5 litre. Vérifiez la sensibilité du bilan envisagé. Validité : il y a concordance entre ce qui est mesuré et ce que lon désire mesurer. Exemple : " on monte les escaliers avec son cur, on descend avec les genoux " : si lon désire communiquer un niveau de récupération à leffort, utiliser un test qui comprend la montée descaliers. Si lon désire faire comprendre le niveau de gêne avec des genoux, utiliser un test qui comprenne la descente descaliers. Quelles caractéristiques pour un bilan utile ? Réaliser un bilan prend du temps, quil est inutile de gaspiller en un rapport inutilisable pour le lecteur. Si le médecin prescripteur connaît le patient et peut sappuyer sur une réalité, ce nest pas le cas du médecin conseil. Il importe donc que le bilan soit : Soit simple : à la à rédiger et à lire - le destinataire lira si cest bref et documenté, apportant des informations quil na pas lui-même collectées ; Mesure ce que lon désire mesurer - si le type de bilan mesure autre chose (la statique et non la douleur), le lecteur nacceptera pas les résultats ; Quels sont les differents types de bilans (outils) disponibles ? On distingue deux types de bilans : 1. Auto-administrés : le patient reçoit une fiche et des instruction, il peut être aidé ou non, mais cest lui qui porte jugement. 2. Evaluations comportementales : le professionnel observe le patient et attribue une note de cotation en fonction des paramètres spécifiés par le bilan. A partir de là, plusieurs familles de bilans existent :
Comment manier cet outil ? En respectant du mieux possible les consignes données par lauteur du test. Sinterdire dutiliser des marques dénuées de sens, ainsi (++) - tout symbole doit représenter un score, le chiffre " parle " mieux. Pour que le bilan ait valeur de comparaison avec dautres résultats, lutilisateur doit respecter les consignes du créateur. Une adaptation devient une version locale, moins convaincante pour le lecteur. Qui donne un score a loutil de bilan ? Avant doffrir le bilan lui même, chaque fiche présente le score attribué par un ou des utilisateurs, ce qui donne une idée de sa fiabilité et de son application internationale ou locale. Dans les meilleurs cas, lappréciation a été portée par une analyse statistique publiée dans la littérature internationale. Il peut sagit de lopinion dun groupe dutilisateurs, et parfois dun utilisateur individuel. Ce score ne doit pas être conçu comme un jugement définitif, il est révisable. Les utilisateurs sont invités à utiliser leur e-mail pour nous faire part de leurs réactions à cette cotation. Ils peuvent offrir des amodiations Quest ce que le diagnostic kinésithérapique ? La définition fournie par lAFREK est : " un processus danalyse des déficiences et incapacités observées et/ou mesurées. Cest un processus dévaluation du pronostic fonctionnel dont les déductions permettent
Comment faire part de ce quon a décelé ? Le rapport envoyé au prescripteur doit être lu, sinon il est inutile. La caractéristique essentielle est celle de la lisibilité, qui comprend :
Deux ou plusieurs étapes successives peuvent être utiles, qui ne mobilisent pas de temps mais permettent de clarifier les idées du rédacteur et ses objectifs. Ainsi, lorsquil sagit dune lombalgie il est indispensable de faire une bilan des déficiences (le niveau de lorgane), ce qui revient à mesurer les déficits damplitude articulaire, la perte de rapidité de marche, etc. Suivra le bilan des incapacités (le niveau de la personne), souvent sous la forme dun questionnaire auto-administré : cest le patient qui fera part de la liste de ses incapacités. Il est ensuite possible de demander au patient détablir ses priorités (ce sont les attentes du patient, hiérarchisées), et à partir de ce moment les objectifs peuvent être élaborés. De la déficience à lincapacité. Le médecin est intéressé par la liste des incapacités, et trop souvent le kinésithérapeute lui renvoie une liste de déficiences. Lexemple suivant est tiré du cas dune personne âgée avec arthrose des articulations des membres inférieurs. Passage du concept " déficience " au concept " incapacité " Déficiences (lorgane) Incapacités (la personne) Goniométrie de la hanche et du genou montrant une limitation damplitude. Incapable denfiler ses chaussettes par devant. Goniométrie des deux genoux montrant une perte damplitude, et signalement de douleurs fréquentes. Incapacité à descendre les escaliers normalement, et doit sarrêter à la descente de chaque palier. Les valeurs goniométriques sont une information forte lorsquil existe des valeurs-seuil connues (comme en biologie du sang par exemple) : combien de degrés de flexion permettent denfiler ses chaussettes par devant ? En labsence de cette connaissance, mieux vaut stipuler lincapacité. Le prescripteur connaît déjà les déficiences, cest pour cette raison quil a jugé bon dadresser le patient au kinésithérapeute. Il est intéressé par une liste dincapacités, qui débouchera sur une liste dobjectifs à atteindre. Il nest pas forcément intéressé de savoir comment (par quels actes) le kinésithérapeute se propose daboutir Questions à résoudre : La réflexion préliminaire doit inclure deux étapes : Que dois je mesurer ? pour mettre en évidence les incapacités dont souffre le patient, et pour permettre plus tard de mesurer les progrès, quel est le bilans le plus " sensible " ? Inutile de mesurer ce qui ne sera pas lu Quel outil de bilan mesurera ce que je désire mesurer ? la réponse dépend de la pathologie et la nature de latteinte, en privilégiant la liste des incapacités. La base de données nest pas sélective, dans le large éventail qui est offert le clinicien saura sélectionner ce dont il a besoin. Communicabilité du bilan-diagnostic. Pour que le rapport de bilan-diagnostic du kinésithérapeute soit accepté sans réticences, le praticien doit sassurer que son outil de mesure est adapté au cas précis du patient, et démontrer quil a vraiment mesuré ce quil désirait mesurer. Lexemple courant est celui du médecin conseil de la CPAM qui trouve un bilan de la statique attaché au dossier dune lombalgie deffort très douloureuse. Il attendait un bilan de la douleur. Aussi longtemps que lon a pas démontré que la douleur provient dun défaut postural (ici, cest un effort), rien ne sert danalyser la posture. Le faire demblée relève de lesprit de système et non de lesprit dobservation. Une fois les mesures prises, se poser les questions : Qui est le client de mon rapport ? probablement des médecins qui ne partagent ni les " croyances " ni le vocabulaire du kinésithérapeute. Il convient donc dutiliser des mots simples et de rédiger un texte clair et bref, évacuant les détails inutiles. Quel renseignement rendra service à mon client ? inutile de surcharger de détails, les rapports de plus de 2 pages ne sont pas lus (une seule page est préférable, ou des schémas commentés). Il faut donner au lecteur le renseignement quil attend (linformation riche), et pour ce faire il est utile de lui poser la question. Voler du temps au patient ? La majorité des tests présentés demandent un effort physique qui recrute force musculaire, contrôle du geste et concentration. Leur exécution constitue un traitement et non une perte de temps. Les résultats, notés par le thérapeute, permettent de renseigner le patient sur ses progrès. La marche, activité fréquente, peut être évaluée en même temps quaccompagnée (voir épreuves de marche). Quand aux auto-tests sur papier, ils peuvent être remplis en dehors du temps thérapeutique. Le patient qui vient voir un kinésithérapeute sattends à être pris à bras-le-corps, et cest ce qui doit se faire dès les premières minutes. Lil du kinésithérapeute sexerce à lobservation du patient (attitude, téguments, gestuelle) et certainement pas en remplissant des papiers assis derrière un bureau. Buchanan WW. Assessment of joint tenderness, grip strength, digital joint circumference and morning stiffness in ankylosing spondylitis J Rheumatol 1982 ;9 :763-766 |
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